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Aménagement du secteur d'Anfa à Casablanca (Aérodrome Casa Anfa)

SUPERFICIE : 474 ha SHON contruite : 4 700 000 m²

MAîTRE D'OUVRAGE : Agence d'urbanisation et de développement d'Anfa

Groupe CDG

ARCHITECTES : Reichen et Robert & Associés

DIRECTEUR DE PROJET, CHEF DE PROJET : Bernard Reichen, Claire Schorter, Vanessa Merrien

EQUIPE : Elsa Méline, Lisa Lemaire, Pierre-Marie Auffret,Claire Langlois, Ning Liu, Nicolas Jobard,

Jean-Baptiste Briqueler, Antoine Jean, Emilie Melin, Caroline Sattler, Adrien Thomas

MAîTRE D'OEUVRE D'EXECUTION : Reichen et Robert & Associés

ASSOCIES A : TER Paysage, Groupe 3 Architectes, SCET SCOM, CONCEPTO, Menigetti Programmation, SARECO



plan masse

Descriptions

ANFA tient une place particulière au sein de la ville de Casablanca : c'est à la fois une pièce urbaine modeste au regard des immenses territoires ouverts à l'urbanisation, et le projet phare du Maroc appelé à devenir le symbole du renouveau urbain du pays.

C'est cette contradiction apparente que nous voulons résoudre en introduisant l'idée d'une «centralité tardive» dans la ville contemporaine.

Le quartier «centre» de Prost a été le générateur du développement de la ville. ANFA, second centre de Casablanca, va être la clef de voûte d'un dispositif de transformation de la ville existante. C'est le statut de cette modernité qu'il faut définir.

ANFA 03 21

Le «domaine d'ANFA» qu'il faut maintenant restituer à la ville n'est pas un site neutre issu d'un usage privé comme peuvent l'être certains grands sites industriels devenant les opportunités foncières pour une «extension interne» des villes.

ANFA est un aéroport, et il entretient de ce fait une relation tout à fait particulière avec la géographie. C'est un vide structuré par des lignes et des plateformes, entre lesquelles subsiste une «nature» maîtrisée mais non aménagée. C'est une pièce du «tiers paysage» décrit et théorisé par le paysagiste Gilles Clément.

Ce territoire particulier, structuré sur 2,5 km par la ligne de la piste, porte en lui 3 dimensions géographiques complémentaires.

Une dimension universelle tout d'abord, matérialisée par un signe : 03-21, qui traduit une orientation compréhensible par les pilotes du monde entier.

C'est aussi une «ligne métropolitaine» disposée sur un plateau naturel en pente douce vers la mer face aux vents dominants, complétée à quelques degrés plus à l'est par l'imposante silhouette de la Grande Mosquée Hassan II de Casablanca.

C'est enfin une dimension locale, celle d'un «domaine» contourné par les voiries structurantes de la ville et sur lequel sont venus s'arrêter les quartiers environnants.

Ces trois dimensions géographiques: globale, métropolitaine et locale se conjuguent avec 3 dimensions symboliques :

- ANFA doit être représentatif de la place du Maroc dans une société mondialisée.

- ANFA doit constituer un second centre pour Casablanca.

- ANFA doit porter un projet économique et social réunissant harmonieusement les quartiers limitrophes.

«L'horizon plus que la perspective» pourrait être le slogan du projet. C'est un «espace ouvert» mais aussi un projet «ouvert» que nous voulons proposer.

Un projet qui privilégie le «droit au ciel» qui constitue sa force originelle. Un projet dont les lignes de forces et les invariants sont clairs pour pouvoir ensuite évoluer dans le temps.

Cette conception est indissociable du parc: un «poumon vert» et un réseau d'espaces naturels inscrits dans l'histoire et la géographie du site.

La forme urbaine ou plutôt les formes urbaines peuvent alors s'installer dans ce cadre. Elles répondent à trois problématiques et trois modes d'organisation différents: les villages, les plateformes fonctionnelles et l'axe métropolitain.

Les «villages»

Toute grande métropole est d'abord une agglomération de lieux plus ou moins informels auxquels une population peut s'identifier. Cet esprit du «village» est forgé par l'histoire, et correspond à une taille rationnelle d'unités résidentielles et de services qui leurs sont attachés.

Cinq «villages» ou quartiers, très différents les uns des autres se dessinent naturellement: Anfa «Cité de l'Air», Anfa «Préfecture», Anfa «Université», Anfa «Clubs» et Anfa

« Aéropostale ». Ils ont chacun leur histoire, leur localisation et leur fonction principale. Certains sont conçus dans la continuité de quartiers existants (Anfa «Préfecture»), d'autres sont à rénover sur eux-mêmes (Anfa «Cité de l'Air»), d'autres enfin sont de nouveaux quartiers «greffés» sur une fonction existante (aéropostale, le quartier de l'Université et celui des clubs).

Les plateformes fonctionnelles

Entre Anfa «Clubs» et Anfa «Université», deux plateformes fonctionnelles sont liées aux anciennes halles d'aviation et aux casernements du début du 19e siècle: la plateforme du Parc Expo (plateforme événementielle), et celle de la cité des arts. Elles constituent des lieux actifs à l'échelle locale du domaine d'ANFA ainsi qu'à l'échelle métropolitaine.

L'axe métropolitain

Adossée à la piste, cette avenue centrale («Main Street») de 1,5 km est conçue comme une pièce urbaine autonome, une séquence métropolitaine reliée à la structure du centre ville et au système de «patte d'oie».

C'est le lieu des échanges, la ville des grandes institutions qui va prendre place dans le skyline de la ville. La city reliée au pôle intermodal et les 2 grandes tours nord et sud «balisent ce territoire» autour de l'axe de la piste.

Vus de la route de l'aéroport Mohammed V, ces repères se détachent et indiquent la réalité linéaire du territoire d'ANFA.

Informations

Etudes en cours

Lauréat du concours, Plan Directeur d'Urbanisme réalisé, MOE des espaces publics en cours.

Etude développement et d'aménagement du secteur d'Anfa à Casablanca et maîtrise d'œuvre des espaces publics.

Périmètre d'étude(Plan Directeur)

Superficie : 475 ha

Potentiel constructible (SHON) : 2,4 millions de m² de logements (100 000 habitants), 1,45 millions de m² de bureaux (100 000 emplois), 350 000m² d'équipements de proximité, 500 000m² d'équipements métropolitains

Espaces verts : Anfa parc (54,6 ha) ; espaces publics verts et minéraux (78,2 ha).

Périmètre opérationnel (étude urbaine et AVP des espaces publics)

Superficie : 365 ha

Potentiel constructible (SHON) : 2,3 millions de m² de logements, 1,3 millions de m² de bureaux, 700 000m² d'équipements de proximité et métropolitains

Périmètre de la première tranche opérationnelle (PRO des espaces publics)

Superficie de la première tranche : 115 ha dont 310 000 m² de voirie, 20 500m² de places et 40 ha d'espaces verts.

Source: reichen-robert.fr

Le TGV Tanger-Casablanca, un projet structurant qui répond aux exigences du développement durable



Ce projet structurant, d'un coût global de 20 milliards de DH, vient s'ajouter aux grands chantiers de développement dans lesquels se trouve engagé le Maroc sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, notamment ceux relatifs aux transports routier et portuaire (Tanger-Med).

S'inscrivant dans le cadre de la politique des grands chantiers lancés au niveau du Royaume et visant à placer le citoyen au coeur de la stratégie du développement durable, le projet de TGV Tanger-Casablanca vise à augmenter la capacité du réseau ferroviaire et à faire face à la saturation à terme des lignes existantes.

Une véritable opportunité pour accompagner le développement du pays et être en phase avec les grands projets nationaux, ce projet offrira aux clients un produit compétitif tout en répondant à la forte progression du trafic.

Le projet, qui répondra à l'augmentation de la demande du transport ferroviaire des voyageurs sur l'axe Casa-Tanger (+ 70 pc entre 2002 et 2009), permettra d'accompagner le développement du nouveau pôle économique de Tanger-Tétouan, en raccourcissant les distances entre le Nord et le Sud du pays, et de libérer la capacité pour fluidifier le trafic ferroviaire fret sur cet axe (effet d'entrainement du port Tanger-Med).

Avec plus de 6 millions de voyageurs attendus dès la première année de sa mise en service à fin 2015, le projet permettra de réduire considérablement les temps de parcours : 2heurs10 au lieu de 4h45 entre Tanger et Casablanca et 1H20 au lieu de 3h45 entre Tanger et Rabat.

L'offre de tarification sera compétitive et en harmonie avec le pouvoir d'achat des usagers du train. Le financement du projet est achevé conformément aux contributions du budget général de l'Etat et le Fonds Hassan II pour le développement économique et social (5,8 milliards DH), un don de l'Etat français (825 millions DH) et des prêts français du trésor et de banques commerciales (6,875 milliards DH) et de l'Agence française de développement (2,42 milliards DH).

Le projet est également financé grâce à un prêt du Fonds saoudien pour le développement (1,585 milliard DH), un prêt du Fonds koweïtien pour le développement économique arabe (1,1 milliard DH), un prêt du Fonds d'Abou Dhabi pour le développement (770 millions DH) et un prêt du Fonds arabe pour le développement économique et social (626 millions DH).

L'achèvement des travaux est prévu à la fin de l'année 2014, suivi de la réalisation durant une année des essais et des tests d'homologation selon les standards internationaux pour une mise en service de la ligne en décembre 2015.

S'agissant de l'état d'avancement du projet, plusieurs étapes ont déjà été franchies. Le projet a, en effet, été déclaré d'utilité publique et reçu l'acceptabilité environnementale accordée par le Comité national d'étude d'impact et les travaux préparatoires sont entamés depuis juillet 2010.

Les prochaines étapes de ce projet concernent le lancement des approvisionnements stratégiques en février 2011 et le démarrage à mi-2011 des grands travaux de génie civil.

Le début des travaux des équipements ferroviaires est programmé en août 2011.

Concernant le matériel roulant, dont le contrat d'acquisition a été signé vendredi, il concerne 14 rames duplex à grande vitesse acquises pour un montant de 4,4 milliards de DH auprès du constructeur français ALSTOM, selon les meilleures conditions de compétitivité internationale.

Les prix de ce contrat sont au moins aussi avantageux que ceux des marchés comparables conclus récemment en France et en Europe et ce, en application du protocole d'accord signé entre le Maroc et la France le 22 octobre 2007.

Ces rames sont composées chacune de deux motrices encadrant huit remorques articulées, dont deux de première classe, cinq de seconde classe et une buvette.

Chaque rame offre une capacité de 533 places assises dont 10 pc sont réservés aux personnes à mobilité réduite et deux espaces pour usagers de fauteuils roulants.

Côté design intérieur, il allie modernité empreinte d'une touche traditionnelle et commodités garantissant confort et sécurité de voyage.

Pour la maintenance de ce matériel, un atelier est prévu à Tanger-Mghogha pour assurer l'entretien des rames duplex à grande vitesse. Avec une capacité de maintenance de 30 rames, cet atelier s'étale sur une superficie de 22 ha dont 30.000 m2 couverts et emploiera 200 salariés.

Grâce à la construction de cette première ligne TGV, le Maroc sera le premier pays d'Afrique et du monde arabe à se doter d'un système de transport ferroviaire d'un très haut niveau technologique qui ouvre la voie à des réalisations futures à grande portée.

Partant, l'ONCF intègre le groupe des opérateurs qui offrent quotidiennement dans le monde un service ferroviaire à très grande vitesse. C'est dans ce cadre qu'intervient l'élaboration du schéma directeur national de la grande vitesse qui prévoit la réalisation d'un réseau d'environ 1.500 km à l'horizon 2035.

Ce schéma s'articule autour de deux axes, une ligne "atlantique" partant de Tanger en passant par Rabat, Casablanca, Marrakech et Essaouira pour desservir Agadir, et une ligne "Maghrébine" Casablanca-Rabat-Oujda, qui se prolongera jusqu'à Tripoli via Alger et Tunis dans le cadre du futur réseau à grande vitesse maghrébin.

Dernière modification10/12/2010 15:09.

Source: MAP

Projet de reconversion de la zone portuaire de Tanger ville : un coût global de 6,2 milliards de DH

Téléphérique reliant la ville au port


• Le projet renforcera le positionnement de Tanger comme destination phare du tourisme de croisière et de plaisance en Méditerranée à l'horizon 2016.

• Le trafic visé est de 300.000 touristes en 2016 et 750.000 en 2020.

• La reconversion du site se fera dans le strict respect de l'environnement et de la riche histoire de la Cité du Détroit.

Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l'assiste, a présidé, jeudi au port de Tanger, la cérémonie de présentation du projet de reconversion de la zone portuaire de Tanger ville, d'un coût global de 6,2 milliards de dirhams.

A cette occasion, le président-directeur général de la Société d'aménagement pour la reconversion de la zone portuaire de Tanger ville, Abdelouafi Laftit, a présenté devant le Souverain les grandes lignes de ce projet structurant dont la réalisation des différents chantiers se fera d'une façon progressive à partir de mars 2011.

Portant sur une surface globale d'environ 84 hectares de terre-pleins, le projet vise à reconvertir le site en un port de plaisance et de croisière et à renforcer le positionnement touristique et culturel de la ville de Tanger à l'échelle internationale, dans le strict respect de l'environnement. Conformément aux Hautes orientations de S.M. le Roi, que Dieu l'assiste, ce projet permettra d'assurer une reconversion optimale du site à travers la création d'un lieu de vie dans le respect de la riche histoire de Tanger, l'intégration du port dans la cité et la promotion d'un développement respectueux de l'environnement.

Le projet, dont l'achèvement est prévu à fin 2016, a pour principales vocations de réaliser des plates-formes d'accueil portuaires d'envergure et de raffermir le positionnement de la cité en tant que destination touristique et culturelle phare de la Méditerranée.

La future zone portuaire offrira en effet d'importantes infrastructures dédiées à l'accueil des plus grands paquebots de croisière au monde, avec l'aménagement de trois postes à quai dédiés à cette activité, dont le plus grand sera d'une longueur de 360 m. Le trafic visé est de 300.000 touristes en 2016 et 750.000 en 2020.

Elle disposera, à l'horizon de 2016, de l'une des meilleures offres de service de la région grâce à la création d'une méga Marina.Ces nouvelles installations de plaisance profiteront de l'important déficit de capacité d'accueil en Méditerranée, l'objectif essentiel étant de créer une offre globale de 1.610 anneaux en 2016 et d'atteindre à terme 3.000 anneaux en aménageant d'autres marinas sur la baie de Tanger.

Le projet de reconversion de la zone portuaire de Tanger ville consiste, en outre, en la création d'un nouveau port pour améliorer les conditions de travail des professionnels et contribuer à l'essor de la filière pêche dans la région, sachant que les infrastructures actuelles du port de pêche sont saturées et freinent le développement du secteur.

Le nouveau port offrira quasiment le triple de la capacité des installations actuelles.De même, il sera procédé à l'aménagement d'un terminal passager fast ferry comprenant trois postes à quai réservés à cette activité et une gare maritime remise à niveau et modernisée.

Plaçant la promotion de l'activité culturelle au rang des priorités, le projet prévoit la création d'un musée de 15.000 m2, sur le Boulevard Mohammed VI, ainsi qu'un palais des congrès de 1.500 places.La nouvelle zone comprendra différents espaces à même d'accueillir des manifestations culturelles d'envergure, particulièrement un multiplexe cinématographique d'une superficie de 7.000 m2.

L'ambition à terme est d'augmenter de 20 % la capacité hôtelière actuelle de la ville, notamment sur les segments 4 et 5 étoiles. Il s'agit de la réalisation de trois hôtels et des résidences touristiques, implantés harmonieusement sur le site, devant offrir 1.600 lits supplémentaires.

Le projet prévoit également l'aménagement d'espaces publics de grande qualité environnementale sur une superficie de 30 hectares, en programmant quatre places et un parc proposant aux habitants et aux visiteurs de la ville des lieux de promenade à proximité de l'eau.

Le site reconverti sera desservi par un système de téléférique qui permettra une liaison directe entre le centre de la ville, la marina, le nouveau port de pêche et la Kasbah.

Il permettra des visites panoramiques sur la baie, le port et la médina. Avec son débit horaire de 2.800 personnes, le téléférique, système respectueux de l'environnement, sera le meilleur moyen de substitution aux modes de transports classiques.

Le projet prévoit le développement d'espaces de commerce et d'animation, sur une superficie de plancher de 42.000 m2, comprenant des zones commerciales et de restauration, des cafés restaurants et des lieux de services, en plus d'espaces résidentiels et de plateaux de bureaux.



L'aménagement du site se fera dans le respect de l'environnement. Il sera ainsi procédé au redéploiement du sable dragué, à l'occasion de la réalisation du nouveau port de plaisance, aux plages dégarnies de la baie de Tanger.Le système de végétation du port reconverti sera composé d'espèces correspondant aux caractéristiques bioclimatiques de la région de Tanger.

Par ailleurs, des bâtiments emblématiques de la zone portuaire seront restaurés et reconvertis afin de sauvegarder l'esprit du site. De la même manière, les monuments attenants bénéficieront de travaux de restauration et de mise en valeur.

A l'issue de cette cérémonie, S.M. le Roi Mohammed VI, que Dieu l'assiste, a effectué une visite en voiture de la zone portuaire de Tanger ville, objet du projet.La Société d'aménagement pour la reconversion de la zone portuaire de Tanger ville est dotée d'un capital de près de 600 millions de DH, dont 225 millions sous forme de contribution de l'Etat, 225 millions du Fonds Hassan II pour le développement économique et social, 75 millions de la commune urbaine de Tanger, 50 millions de l'Agence nationale des ports et 25 millions de l'Agence de promotion et de développement économique et social des provinces et préfectures du Nord.

Publié le : 09.12.2010 | 16h57

Par MAP

Image: RTM

Grand stade de Casablanca : Un concours d’architecture pour rien

Maquette du projet gagnant du concours d'architecture du Grand stade de Casablanca prévu, il y a quelques mois, à Sidi Moumen. Aujourd'hui et à la surprise de tous, le projet change d'emplacement une troisième fois pour être implanté d'ici 2015 à Tit Mellil (voir les publications d'Architectes du Maroc du 21, 24, 29 mars et du 28 septembre 2010).

· Le troisième appel sera lancé le 15 novembre prochain

· Après Bouskoura et Sidi Moumen, Tit Mellil est l’emplacement retenu

· Livraison prévue en 2015 au lieu de 2013

Le troisième devrait être le bon! Après Bouskoura et Sidi Moumen, Tit Mellil est l’emplacement que le ministère de la Jeunesse et des Sports vient de valider pour l’implantation du futur grand stade de Casablanca. L’information a été confirmée par le président du directoire de la Société nationale de réalisation et de gestion des stades (Sonarges), Khalil Benabdellah. «Nous avons décidé de transférer le stade à Tit Mellil pour plusieurs raisons dont la proximité du centre-ville, la fluidité de la circulation et la densité par habitant», indique Benabdellah.

Aussi, un concours relatif à la conception architecturale de ce stade sera lancé le 15 novembre prochain. Pour la petite histoire, les résultats du dernier concours d’architecture ont été annoncés en mars 2010 (cf. www.leconomiste.com, édition du 24 mars 2010). Et c’est un groupement franco-marocain, composé de la société casablancaise «Archi Design» et du cabinet parisien d’architectes «SCAU» (Société de conception d’architecture et d’urbanisme), qui avait remporté la compétition. Pas moins de deux semaines après l’annonce de ce verdict, un communiqué conjoint des ministères de la Jeunesse et des Sports et de l’Equipement et du Transport vient aviser qu’«il n’y aura pas de suite à ce concours». Sans doute, la décision a surpris les architectes gagnants. Le transfert du stade a été justifié par «des raisons de réaménagement des priorités relatives aux équipements sportifs et de meilleure prise en compte des contraintes urbanistiques de la région du Grand Casablanca en général et du site de Sidi Moumen en particulier». Une manière implicite pour dire que le projet de stade sous forme de «rose des sables», tel qu’il a été conçu par Archi Design et SCAU, tombe malheureusement à l’eau. Selon Benabdellah, «le choix d’un nouveau site implique automatiquement une nouvelle conception architecturale et urbaine du projet». «Le prochain concours sera ouvert aussi bien aux architectes marocains qu’étrangers», renchérit-il.

Pour l’heure, la Sonarges est en train d’étudier ce fameux projet. Entamées depuis juin dernier, les études devraient être achevées vers décembre 2011. «Les études relatives à la réalisation d’un stade commencent généralement par une étude de la programmation urbaine et architecturale», explique le président du directoire de Sonarges. Et d’ajouter, «la programmation va nous permettre de définir le plan directeur du site, le programme immobilier à y implanter, la surface nécessaire au sol, l’articulation entre les éléments de ce programme, les flux générés, le plan de la desserte ainsi que le plan de stationnement». Parallèlement aux études, le cahier des charges relatif aux travaux de construction du stade est en cours d’élaboration. Le chantier sera lancé à partir de janvier 2012. Selon le calendrier de la Sonarges, les travaux devraient durer quelque 36 mois pour une livraison en 2015.

Le stade sera implanté sur un terrain de 64 hectares au lieu de 100. Son coût de réalisation est toujours évalué à 2,08 milliards de DH. Il devra accueillir en résidence les deux plus grands clubs de football du Royaume. D’une capacité de moins de 80.000 places, le futur stade de Casablanca sera doté d’une foire d’expositions, d’un centre de conférences et séminaires et d’un musée de sport. «C’est un complexe intégré new génération qui abritera aussi bien des évènements sportifs que des concerts de musique», tient à préciser Benabdellah.

Indemnisation des architectes

Pour un concours sans suite, le règlement prévoit l’indemnisation des architectes gagnants. Aussi, les quatre premiers groupements d’architectes ayant remporté le concours relatif à la conception architecturale du grand stade de Casablanca (prévu à Sidi Moumen) devront être rétribués par le ministère de la Jeunesse et des Sports.

Bouchra SABIB 

Source: leconomiste.com

Le grand stade de Casablanca sera construit à Tit-Mellil

Voir publications d'Architectes du Maroc du 21, 24, 26 et 29 mars 2010


Les travaux commencent fin 2011.

Ce n’est plus Bouskoura, comme on l’avait programmé, il y a six ans, et ce ne sera pas non plus Sidi Moumen, comme annoncé trois ans plus tard. Le grand stade de Casablanca dont la réalisation était, à l’origine, liée à l’obtention par le Maroc de l’organisation de l’édition 2010 de la Coupe du monde de football, sera construit finalement à Tit-Mellil, au nord de la métropole.

Ce deuxième changement de site s’explique pour des raisons aussi bien logistiques que sécuritaires. Pour Moncef Belkhayate, le ministre de la jeunesse et des sports, «il n’est pas opportun de construire un grand stade dans un quartier à la densité urbaine aussi élevée en centre-ville. La tendance mondiale actuelle veut que les grandes infrastructures sportives soient bâties à la périphérie des villes». La démarche est cohérente. Il n’y a qu’à voir les problèmes créés par la fréquentation du stade Mohammed V, situé, lui, au Maârif.

Ce sont trois sites potentiels que le ministère de la jeunesse et des sports avait identifiés avant de se décider finalement pour un terrain de 57 ha, en bordure de la nouvelle rocade de Casablanca qui a été acquis par la Société nationale de réalisation et de gestion des équipements sportifs auprès de la direction de domaines de l’Etat.

Comme la physionomie du site change, c’est l’étude architecturale dans son entier qui sera revue. Le ministère s’apprête à lancer un appel à concours en ce sens, le 5 octobre. Les contours globaux du projet resteront toutefois les mêmes : capacité assise comprise entre 60 000 et 80 000 places et financement conjoint entre l’Etat et le Fonds Hassan II. Début des travaux pour fin 2011.

F.A

Publié le : 27/09/2010

Source : lavieeco.com

La Corniche de Casablanca : Le concept expliqué par Rachid Haouch architecte du projet

Plan masse

Souvenez-vous, il y a un an, les attentes et les regards des Casablancais se tournaient vers la Corniche. Vers la mer plus exactement. Retour sur un vaste chantier avec Rachid Haouch, architecte, paysagiste, urbaniste et concepteur du projet.

On vous doit la conception des boulevards Massira et Anfa. Cette fois, vous vous êtes attaqué à la façade maritime. Comment avez-vous pensé son aménagement ?

A la base de ce cette mise en valeur du littoral, il fallait soulager la mer. Tout a été pensé en terme de regard avec la mer que l’on a prise comme support de réflexion conceptuel. Tout ce qui encombrait la vue sur mer a été supprimé, à l’image du stationnement côté maritime. L’enjeu était de fairedela Corniche casablancaise un remblais à la fois pratique et esthétique à l’image de la promenade des Anglais à Nice, de la Croisette cannoise et de Copacabana au Brésil.

Esplanade Avant

Esplanade Après

On a supprimé les voitures pour dégager la vue. Un parking, de 300 places environ, a été conçu du côté des commerces. L’ancien terre plein qui accueillait,souvent de façon anarchique, les voitures garées en épi a également été enlevé. Le but étant de privilégier la flânerie,une esplanade de 20 mètres de large a remplacé l’ancien trottoir,du côté mer.

Une piste cyclable d’1 mètre 40 sillonne tout le long de la Corniche. Une route à trois voies permet aux voitures de circuler en sens unique. Le stationnement, de 2 mètres de large, se trouve du côté des commerces et du terrain vague.

La vue sur mer est l’un des points forts mais la flore n’est pas en reste non plus ?

Pour cadrer l’ensemble, les plus grands palmiers du Maroc,les Washingtonias,que l’on retrouve sur le boulevard Moulay Youssef, ont été plantés. Sur l’esplanade, un jardin andalou serpente et abrite des plantes résistantes à l’air marin. De taille proportionnelle à la flore, elle n’altère pas la vue sur mer.

Si la conception du projet a tout misé sur un aspect pratique, l’esthétique notamment lumineux n’a pas pour autant été délaissé ?

On a éclairé la mer ! 13 mâts, posés sur vérins hydrauliques et hautsde25mètres, ramenés de Grande-Bretagne, éclairent la mer sur 300 mètres de profondeur. Chacun des mâts possède quatre projecteurs de 2000 watts. L’idée étant de donner aux Casablancais une ambiance balnéaire nocturne particulière.

De plus, on a installé des lampadaires façon allumettes, importés d’Autriche, hauts de 4 mètres 50 dont 1 mètre 50 de partie éclairante, ainsi que des spots dans les palmiers. Le mobilier urbain joue quant à lui la carte du mariage entre le marbre blanc et l’inox. Au sol, une ligne en marbre blanc reprend la vague maritime de Casablanca. On a voulu garder la logique du rapport esthétique entre la mer balnéaire et celle des pêcheurs, plus nourricière.

Source : casawaves.com



Maroc Telecom s’offre un nouveau siège à Rabat


Le building est déjà primé pour son respect de l’environnement

Maroc Telecom se dote d’un nouveau siège high tech. Il s’agira d’une tour en verre surplombant Hay Riad du haut de ses 91 m. D’une superficie totale de 5 hectares, le siège se situera plus exactement à la croisée de l’axe central du quartier Riad et l’avenue Annakhil à Rabat. Le bâtiment est orienté de manière à ce qu’il soit visible de tout point de la ville. C’est le cabinet parisien Jean-Paul Viguier qui a été retenu pour la conception de ce projet en collaboration avec l’architecte d’opération casablancais Omar Kobbité chargé du suivi du chantier. Les travaux de construction, qui démarreront en juillet prochain, seront exécutés sur 20 mois. L’opérateur historique aura donc son siège flambant neuf dès le second trimestre 2010.

Cette tour de 20 étages, desservie par 13 ascenseurs, accueillera, outre les plateaux de bureaux, un show-room, un musée et un restaurant. Sa partie haute sera consacrée aux espaces de représentation. Quant à l’auditorium de 2.500 m2, qui pourra contenir 600 places, il sera configurable en salle de banquets ou cocktails par un système de gradins escamotables sur sa partie basse. L’ensemble du site est conçu selon des tracés qui dessinent un jardin menant à la tour, à l’auditorium ainsi qu’au Musée des Télécoms.

A signaler que la tour Maroc Telecom a d’ores et déjà reçu en septembre dernier une mention spéciale du jury pour le Grand prix des bâtiments de très grande hauteur au forum Ecobuilding à Paris-Expo. Il s’agit d’une distinction qui récompense la démarche environnementale du projet, selon ses concepteurs. En effet, une attention particulière a été portée à la gestion de l’énergie. A titre d’exemple, des détecteurs de présence dans les salles de réunion ont été mis en place pour limiter les besoins en climatisation. De même, le nouveau bâtiment sera doté d’un système d’utilisation des énergies renouvelables pour la production d’eau chaude. Quant à l’éclairage, il sera naturel grâce au vitrage.

Pour une meilleure gestion hydrique, un système de récupération des eaux pluviales sera mis en place pour l’irrigation des espaces extérieurs ainsi que le traitement des eaux usées des cuisines. Combien coûtera ce building futuriste? Les concepteurs restent discrets sur le montant de l’investissement, assurant qu’il est à 100% réalisé sur fonds propres, fruit de la privatisation de l’opérateur national.
A l’époque, la privatisation avait permis à l’opérateur de faire l’acquisition de plusieurs terrains dont celui sur lequel sera construit le siège. Le produit de vente des autres terrains financera les travaux de construction, est-il indiqué.


A l’instar de nombreuses villes historiques, Rabat est fière de son passé mais se tourne aussi résolument vers l’avenir. Cette ville n’échappe pas à l’impérieuse nécessité de se développer en mettant en mouvement cette idée mue par l’alliance de la tradition et de la modernité. Une architecture d’excellence contemporaine doit être la signature de Maroc Télécom dont le siège vise à devenir un symbole dans la ville.


Le concept architectural propose un volume parallélépipédique d’une belle proportion, étiré par des jeux géométriques simples : le volume s’ouvre pour former deux prismes qui glissent et pivotent autour des circulations verticales. Le projet adopte un caractère très communicatif, tant entre ses volumes propres que vers le monde extérieur. Le travail de conception se nourrit de la subtile dialectique entre intérieur et extérieur, sobriété et richesse, ombre et lumière, pierre et bois précieux, retrouvée dans les plus beaux édifices du pays. Au sol, l’ensemble du site est aménagé selon des tracés géométriques qui dessinent un jardin permettant l’accès à la tour ainsi qu’au Musée de Télécommunications installé au pied de la tour dans un volume vitré, lisse et moderne. La singularité de la tour s’inscrit d’emblée dans le paysage de la ville ; elle sera un point d’articulation à l’échelle du quartier.


En terme d’environnement, le siège social de Maroc Telecom répond aux normes QEB (Qualité Environnementale du Bâtiment). La méthode d’évaluation des cibles se rapproche du référentiel HQEâ français.









Source: leconomiste.com & viguier.com

Maison de l'Architecte à Tamesna



Lauréats du concours pour la Maison de l'architecte à Tamesna
1er Prix : Groupement d’architectes SOULAHI Hicham & BEKKALI Fouad
2ème Prix : Architecte BIAD Bachir
3ème Prix : Architecte ZOUBDI Tarik
4ème Prix : Architecte SOUSSAN Myriam

Le projet lauréat a été présenté par ses deux auteurs à un public séduit (comme les 11 membres du Jury) par la modernité et les audaces conceptuelles et techniques de leur proposition architecturale.
Compte tenu de leur qualité remarquable, les 23 projets rendus ont été exposés au plaisir des participants pendant toute la durée du 2ème Congrès du CNOA à Marrakech.
Le concours a été organisé par le CNOA, en étroite collaboration avec Al Omrane Tamesna, qui a gracieusement offert le terrain, de 8000m² environ, sur lequel sera érigé la maison de l’architecte.


1er Prix du Concours
SOULAHI Hicham & BEKKALI Fouad
1er Prix du Concours
SOULAHI Hicham & BEKKALI Fouad




Le projet « MAISON DE L’ARCHITECTE » se doit par sa volumétrie refléter un symbole qui fera l’unanimité des architectes et qui s’affirmera dans la compétitivité au niveau de la créativité, de l’innovation et de l’intelligence.
Ce bâtiment devra rendre visible la créativité que connaissent les architectes marocains. Il devra également participer à la redynamisation et à la plus-value territoriale au niveau local, national et international.
La maison de l’architecte se doit donc d’être plus qu’un projet architectural novateur. Il sera un projet sociétal qui englobera art, technologie, média, dynamique économique, pour en faire l’expression des profondes tendances sociétales de notre époque sans perdre de vue notre passé et notre culture.
L’architecture de ce bâtiment devra être simple intégrant la technologie de son époque ; elle sera le reflet d’une société dynamique, effervescente et en perpétuelle innovation.

Ce bâtiment contemporain exprimera l’identité nationale marocaine et reflétera la richesse de notre bagage culturel et de notre ouverture sur le monde à l’aube de la mondialisation.
Pour répondre à ces critères, nous avons opter de concevoir « la maison de l’architecte » sur deux niveaux.
- Un rez-de-jardin intégrant la quasi totalité du programme.
- Un rez-de-chaussée ne laissant apparaître qu’un ‘‘Cube’’ bâtiment de 11m d’arrête qui abrite le hall d’accueil et un espace exposition.
Ce Cube constitue un signal urbain dynamique et interactif, c’est un symbole de l’architecture du XXI siècle.
Grâce à sa « peau électronique », le Cube est capable de changer d’apparence en temps réel. Il peut modifier son allure architecturale, afficher des motifs graphiques abstraits ou figuratifs, manifester fortement sa présence ou bien se fondre dans le paysage urbain en se rendant presque totalement invisible.
Cette « peau électronique » est alimentée par l’énergie solaire et pilotée par les citoyens grâce au site Internet, crée pour cette occasion.
Ce Cube offrira, pour la première fois aux citoyens un sentiment de maîtrise, de dialogue et de réappropriation de l’architecture.
De ce fait, La maison de l’architecte deviendra un bâtiment «affectif » qui manifeste de l’empathie à l’égard des humeurs et des sentiments des citadins.
Les images affichées sur le Cube doivent faire l’objet d’une pré-programmation par une direction artistique qui réorientera le dynamisme par des événementiels qui donneront le ton à la ville de TAMESNA.

L’extension de l’espace exposition se situe sur une esplanade qui a une vue panoramique sur le rez-de-jardin et sur le Cube et qui permettra d’apprécier toutes les composantes du projet.
Cette esplanade que nous avons nommée « dalle imprimée », en référence à la ‘‘carte imprimée ou circuit intégré’’, sera revêtue par endroit par des pavés de verre laissant le soleil alimenter les cellules photovoltaïques.
Le cachet traditionnel est assuré par des motifs représentés sur la dalle inspirée de l’architecture andalouse et reprenant une calligraphie arabe mentionnant « DAR AL MOUHANDISSE AL MIIMARI » qui est la traduction arabe de « LA MAISON DE L’ARCHITECTE ».
L’esplanade servira aussi d’espace pour les grandes manifestations. Elle est en même temps l’extension verticale du centre de conférence puisqu’elle le couvre.
Tout autour de cette esplanade on trouve l’élément aquatique qui forme paroi autour du centre de conférence, là aussi, les lamelles des LED (Lighting Emitting Diodes) joueront un rôle thématique en art et en architecture.
Au rez-de-jardin, entre le centre de conférence situé sous l’esplanade et en retrait de 4m par rapport aux limites latérales de la parcelle, vient s’insérer le reste du programme en deux ailes, une administrative et une autre culturelle. Ces ailes sont dotées de parois entièrement vitrées mettant ainsi en exergue le végétal et l’aquatique avec une transparence totale.
L’accès principal au projet se fait par un pont enjambant un bassin où flotte le Cube et aboutissant directement vers un hall qui représentera la rotule et la plaque tournante de tout le projet.
A partir du hall, soit on prend les escaliers ou l’ascenseur pour descendre vers le rez-de-jardin où se trouve l’ensemble des espaces du programme, soit on accède directement sur la grande esplanade, lieu de rencontre, d’exposition, de spectacle etc, sinon on monte à l’espace d’exposition qui représente un musée virtuel de l’architecture, cet espace doté de la vidéo-projection pour une immersion totale des visiteurs dans un bain sensoriel exposant les différentes thématiques architecturales
Deux autres accès se font par des ponts suspendus, ayant points d’appuis sur l’esplanade et d’où on peut admirer le rez-de-jardin avec ses bassins d’eau, les jardins, les lumières qui se conjuguent avec harmonie.
A partir de l’esplanade, deux escaliers à l’air libre mènent directement au centre de conférence et au rez-de-jardin.
Le projet sera antisismique grâce à la trame régulière des poteaux ainsi que les joints de rupture entre les différents éléments du projet.
Le Cube sera soulevé sur pilotis pour lui conférer une impression de flottement, d’autant plus qu’il baigne dans un bassin.

A partir de 2m50 de hauteur entièrement vitrée, une paroi opaque en structure légère avec tous les éléments techniques nécessaires (étanchéité, isolation etc.) et électronique (LED) et verre agrafé viendra ceinturer le Cube en léger décalage.
Un éclairage zénithal indirect est prévu en terrasse du Cube pour apprivoiser la lumière et la guider vers les éléments d’art à exposer.
Les autres bâtiments du programme seront en structure béton armé avec poteaux, voiles, poutres et dalles pleines.
Toutes les terrasses seront plantées à l’exception de celle du Cube et de l’esplanade.
Le projet se veut comme une expérience en matière de la démarche HQE (Haute Qualité Environnementale) et d’architecture écologique. Cette vision se déploie sur différents registres :
Registre de l’intégration du projet au site :
Ce volet a été assuré par le concept de « construire en vert » car le fait de libérer le site et de créer une grande masse verte permet au bâtiment de donner, à la ville et au quartier, un espace de respiration et de promenade pour les citoyens.
Registre d’optimisation de la consommation d’énergie :
Afin d’alléger les factures d’électricité et promouvoir une autonomie énergétique du bâtiment, ce volet a été assuré par :
· La production autonome d’électricité grâce à des cellules photovoltaïques intégrées dans les panneaux pixels des façades et sur l’esplanade.
· l’utilisation de LED et de ballast intelligent qui permettent de personnaliser la consommation et d’adapter les flux en fonction des besoins.
Registre de diminution des gaz à effet de serres :
Ce volet a été assuré par le choix judicieux de la ventilation naturelle et le renouvellement naturel d’air à l’intérieur des espaces, ce qui permet d’optimiser la climatisation, de diminuer l’émission des gaz à effet de serres, la consommation d’énergie et de participer à la protection de la planète.
Par son interactivité et son dynamisme, le projet représentera un emblème de l’architecture 4D. Car au-delà des 3 dimensions (x, y, z) classique en architecture, la dimension temps et fondamentale dans l’architecture de demain. Avec le changement d’aspect d’ambiance dans le temps on a l’impression d’avoir plusieurs bâtiments dans un seul endroit. Chaque jour, chaque heure, chaque minute, on assiste à une nouvelle allure, une nouvelle ambiance et un nouveau bâtiment.

DEUXIEME PRIX
Bachir Biad
DEUXIEME PRIX
Bachir Biad




Le bâtiment de par sa masse, vient créer une nouvelle séquence dans son environnement. Il se veut un projet original favorisant l'innovation et la recherche architecturales; reflétant ainsi à travers son architecture, une ouverture de la maison de l'architecte sur son environnement. Le projet adopte un plan organisé autour d'un patio/galerie intérieure. Les façades sont traitées comme des peaux sensibles de communication naturelle et culturelle avec l'extérieur. La façade de l'entrée principale est composée de façon à exprimer la synergie moderniste/identitaire. Le travail de conception s'attache à trouver une harmonie entre espace bâtis et paysagers, qui constitue également une des composantes de l'opération, le projet portant autant sur la construction que sur les aménagements paysagers.

AMBIANCE ET EXPRESSION

Ancrée autour d'un patio végétal, une architecture composée, définissant une galerie polyvalente (coeur du projet), et suggérant un univers derrière la résille en béton fibre, capte l'attention du visiteur qui est conduit vers la seule entrée du bâtiment (volume cubique jaillissant de la résille). La présence du végétal, marqué en façade, lui confère une image contemporaine forte, ou technologie innovantes et intégration de l'environnement se marient.

LA VOLUMETRIE

Le projet se présente sous forme de jeu de volumes fluides s'imbriquant les uns aux autres dans un esprit circulaire/sinusoïdal pour créer un jeu de façade harmonieux s'intégrant de manière équilibrée dans le site.
En fait, la volumétrie est résolument moderniste/identitaire et dynamique à l'image de la mission de l'architecte.

LA GALERIE POLYVALENTE INTERIEURE

Outre sa fonction de distribution, la galerie intérieure est crée comme un espace polyvalent: exposition, affichage, cérémonie... c'est un espace qui permet une communication facile entre les entités: hall d'accueil, salle des conférences, esplanade, bibliothèque, médiathèque... il constitue une extension de la salle des conférences dans le cas de grands évènements.

L'ESPLANADE/LA TERASSE/ LE CHANTIER DIDACTIQUE PERMANENT/ ESPACE ENTREPRISE

L'esplanade et la terrasse du club house sont traités en végétal et minéral, ils constitueront ainsi un poumon pour cet édifice; un espace ombragé de rencontre, de détente à l'égard du hall d'acceuil et de la galerie intérieure. Le chantier didactique permanent (espace demi circulaire) sera dédié à l'exposition de dernières techniques de construction.

LABORATOIRES D'EXPERIMENTATION DES NOUVELLES TECHNIQUES

La maison de l'architecte est un laboratoire pour pratiquer les nouvelles techniques et le systèmes propres en architecture:

Intégration des énergies renouvelables.
Utilisation des eaux pluviales
Intégrations de nouveaux procédés techniques de construction.

CONCEPTION DE LA PAROI VEGETALISEE

La structure pour le mur végétalisé se compose de résille continue et légère.
L'utilisation du concept de la paroi végétale permet d'apporter des qualités esthétique à la façade. La diversité des essences autorise une infinité de composition, créant ainsi l'originalité et un plaisir toujours renouvelé par les changements saisonniers, une couverture au couleur changeants.

LA RESILLE

Le matériau qui sera employé pour la résille est un béton fibre dit "à ultra haute performance" nommé "Ductal". Il est séduisant par son aspect extrêmement lisse et par sa couleur et sa texture semblables à celles de la pierre. Un subtil jeu rythmé de plein et de vide entre le filet et le motif traditionnel est créé dans le but d'adoucir la monotonie que pourrait engendrer le caractère répétitif de la trame le long de la façade.

FONCTIONNALITE

Le projet dispose d'un aménagement soigné, d'espace vaste et lisible. La configuration de chaque espace facilitera la prise de contacte des usagers/visiteurs avec les lieux, ceux-ci pourront se repérer aisément.

INTENTIONS, CONCEPT ET ENJEUX DE MESSAGES

L'objectif principal est de véhiculer un maximum de message à travers cet édifice. Cette préoccupation s'attache à la réalisation d'un bâtiment exemplaire en termes de qualité environnementale à des fins de communications.
Etre lieu de débat et de concertation entre tous les partenaires: chercheurs, étudiant, architectes.
Véhiculer Pédagogie de la démarche HQE (Haute Qualité Environnementale): Construire écologique, bio-logique et conformément aux caractéristiques du développement durable
Rencontrer, discuter, découvrir, lire, se divertir et communiquer.

BATIMENT AUTONOME

Recours aux énérgies renouvelable et aux économies d'énergie et au développment durable. La maison de l'architecte doit être performante tant au terme de qualité environnementale et de l'économie d'énergie. Le projet est conçu dans un souci d'économie d'énergie. La stratégie de réduction des besoins énergétique repose sur les axes suivant:
-Une conception passive optimisée
-le recours à des équipements techniques à faible consommation énergétique (lampe fluo compactes, récupération d'énergie sur les systèmes de ventilation à double flux)
-La ventilation naturelle
Pour l'arrosage des plantes, les eaux pluviales sont récupérés et stockes dans des cuves enterrées.
Le réseau de distribution d'eau (type goutte à gouttes) fonctionne à l'aide d'une pompe alimenté en énergie par panneau solaire photovoltaïque.
L'objectif recherché, serait d'arriver à ce que la maison de l'architecte puisse subvenir à la totalité de ses besoins en énergie.

ACCESSIBILITE AUX PERSONNES A MOBILITE REDUITE

Doté de rampes sur tous les changements de niveaux, le bâtiment est totalement accessible aux personnes à mobilité réduite.



TROISIEME PRIX
Zoubdi Tarik
TROISIEME PRIX
Zoubdi Tarik




Quel dilemme est celui de construire pour l'architecte? Comment rendre hommage à l'homme de l'art et à l'espace marocain? Ici il est question de créer un univers où l'usager et le concepteur se confondent où l'histoire et le profane se rapprochent. Ce sont là les premiers point qui ont fait la genèse de notre proposition. Notre démarche est un consensus de plusieurs idées. Tout d'abord, inscrire le projet dans l'espace et dans le temps pour lui assurer une continuité, autrement dit, le nouveau doit contenir l'ancien, ainsi notre langage contemporain doit s'inspirer du passé tout en restant du présent.

A travers la maison de l'architecte nous comptons proposer une réflexion spatiale: qui soit tout d'abord un support d'apprentissage de l'histoire, rendant hommage au savoir faire artisanal marocain et à l'esthétique de l'architecture traditionnelle, notre réflexion se veut alors à la fois culturelle et temporelle: notre souci est d'établir une continuité de l'esprit traditionnel mais dans une enveloppe contemporaine comme nous l'avons cité au préalable, nous avons repris des éléments du style marocain ayant comme support les remparts de Rabat, les patios et la calligraphie (mur en pierre, meurtrières, calligraphie et motifs sérigraphies sur verre), dans ce sens nous n'avons pas puiser uniquement dans notre patrimoine architectural nous avons également rapprocher le visiteur à l'architecture universelle: entre le modulor, et le tatami, les ordres grecs et l'étoile des incas, nous avons essayer d'offrir aux passionnées de l'architecture un éventail de symboles des plus représentatifs.

Dans notre composition, nous avons cherché à instaurer une harmonie des rapports, dans les couleurs et même dans les matériaux, il a été question de créer un équilibre entre le plein et le vide entre le monolithique et le diaphane. la façade du bâtiment s'annonce ainsi comme une dissolution de la masse exprimant progressivement l'évolution de l'architecture. Ici, tout est recherche de consonance.

La maison de l'architecte est un espace qui n'accueillera pas que des architectes, il s'ouvre aussi au grand public, il est question de concevoir un espace multifonctionnel, alliant la culture au divertissement. Nous avons ciblé ainsi de présenter à l'usager de l'espace un parcours agréable et varié tout en restant constructif.

Nous avons mis en place à l'intérieur du bâtiment une scénographie spatiale jouant sur l'altérnace des ambiances, la lumière du jour nous a permis de créer des tonalités différentes suivant les espaces et leurs orientations en "manipulant" l'ouverture de différentes manières.

Directe ou diffuse, la lumière nous a permis de créer des délimitations dans l'espace et des zone où la sensibilité ne peut qu'augmenter (ombre du motif de serigraphie sur le verre, lumière zénithale en code bar, puits de lumière intérieurs sur la rompe et le hall.

L'usager étant interpellé par l'éffet que produit la lumière sur lui, plus que par l'ouverture elle-même, l'effet est donc considérable sur la sensibilité de l'usager. Car loin d'agencer des volumes, et de plaquer des textures, notre désire était de faire de la maison de l'architecte un espace à émouvoir, nous voulions que le passage par cet espace ne soit pas commun ou ordinaire.

La salle de conférence est un volume à double hauteur, qui occupe en surface presque la moitié du programme, on peut dire que toute la composition lui est subordonnée, ainsi tous les rapports de la façade en découlent. En plus des proportions de la salle, son aspect monolithique entièrement traité en pierre concoure avec le plein et le vide, la masse ici s'estompe graduellement. L'aspect monolithique n'est concrétisé uniquement par la masse et le matériau qui ne peut être que la pierre, mais ce dit mur de pierre présente un écran sur lequel défile un aperçu de l'histoire de l'architecture mondiale. Nous avons gravé sur la pierre les symboles les plus célèbres de ce patrimoine architectural.

L'ESPACE D'EXPOSITION ET LA BIBLIOTHEQUE

Le volume de l'espace d'exposition et la bibliothèque, est un volume adjacent à la salle de conférence, dans cet espace nous avons crée une entité complètement transparente. Au niveau du Rez-de-chaussée, l'espace d'exposition est une interpénétration du dehors et du dedans, nous avons voulu que les limites de l'espace s'effacent à cet endroit, la transparence du verre et le dégagement de la structure, éliminent tout obstacle visuel. Le plan d'eau au dessous de ce volume accentue cette interpénétration notamment sous l'effet produit par la lumière réfléchie.

LE CAFETERIA

La cafétéria est un volume à double hauteur, il s'agit là d'un espace qui s'inspire de l'architecture traditionnelle marocaine mais dans une enveloppe contemporaine nous avons repris le concept du moucharabieh sans que nous soyons piégé par la forme classique, notre souci est d'établir une continuité de l'esprit traditionnel mais dans un langage de notre époque: nous avons utilisé les motifs du moucharabieh pour dessiner un jeux d'ombre et de lumière et protéger l'intérieur de la chaleur excessive du sud, nous récupérons ainsi un espace où règne une lumière diffuse à la fois douce et apaisante.

LE JARDIN INTERIEUR

Le patio est une autre figure de l'architecture marocaine traditionnelle, qui connaît encore le même attrait qu'il y a longtemps, cet élément a inspiré l'organisation de nos espaces autour de jardins intérieurs ombragés le jour et frais la nuit, agrémentés de végétation renforçant cette fraîcheur. Nous avons prévu également une terrasse ombragée au niveau du toit de l'entrée du bâtiment, un espace que les visiteurs peuvent apprécier au niveau de la cafétéria et de la bibliothèque.

L'ESPACE ENFANT

L'espace enfant, est un espace destiné tout d'abord à la sensibilisation des enfant à la question de l'espace, c'est un atelier qui communique directement avec l'espace extérieur de jeux pour enfant. Celui-ci est orné au sol par un graphisme reprenant des jeux auxquels les petits sont habitués allant du damier à la marrène.

CHOIX TECHNIQUES ET MODES DE FONCTIONNEMENT

Du point de vue technqiue nous avons respecté les points suivants:

La structure du bâtiments s'organise selon une trame régulière: cela permettra une facilité de calculs et une stabilité supérieure du point de vue antisismique. En outre l'introduction de la structure métallique permettra d'opter pour des sections de petites dimensions et de retombées de poutre moins importante au-delà des grandes portées.

Dans un soucis d'économie, de sauvegarde de richesse naturels et de respect de l'environnement nous avons mis en place un système de récupération des eaux de pluie qui pourrait subvenir à une grande partie des besoins eaux notamment pour les sanitaires et les vestiaires de sport, atténuant ainsi le problème de la consommation excessives et alégeant la surcharge financière.

L'utilisation rationnelle de l'énergie et la bonne gestion des ressoures nous a orientés vers l'intégration de procédés de génèse d'électricité par des panneaux photovoltaïque, ceci dans une logique de développement durable. Les capteurs solaires installés sur le toit de conférence et orientés de manière à recevoir le maximum de soleil, convertissent l'énergie solaire en courant continu. Le même courant est ensuite rendu alternatif et peut ainsi être consommé sur place, ceci grâce à un onduleur installé au niveau des locaux techniques situé à proximité des panneaux solaires, au-dessous de la salle de conférence.

TRAITEMENT PAYSAGER

Le but de ce projet est de proposer aux visiteurs des parcours agréables, à l'intérieur et à l'extérieur du bâtiment, la visite de la maison de l'architecte possède comme aboutissement un jardin thématique, qui est aussi chargé de symboles que le reste du projet, le jardin thématique commence à partir de la cour donnant sur l'espace jardin est de créer des cheminements à thème où on a mis en place des supports tantôt en béton, tantôt en verre sur lesquels seront gravé des fiches identitaires d'architectes marocains auxquels on voudrait rendre hommage, le jardin thématique est dédié en totalité à l'homme de l'art marocain, le but est de faire de la déambulation dans ces espaces des moments de réflexions, l'ensemble de ce traitement aillant l'allure d'une silhouette de paysage urbain reprenant les gabarits de bâtiments de différentes hauteurs.

QUATRIEME PRIX
Myriam Soussan et Laurent Moulin
QUATRIEME PRIX
Myriam Soussan & Laurent Moulin



La "maison de l'architecte", de par sa vocation, se doit d'être à la fois humble et didactique, élégante et simple, elle doit interpeller le passant, se démarquer, poser question, sans toutefois être criarde. Elle doit également s'intégrer au milieu.
Il faut la découvrir petit à petit...
C'est pour cette raison que nous avons opté pour une forme simple et épurée se déployant autour d'un patio, allégorie de la maison traditionnelle marocaine, d'un blanc laiteux toute l'enveloppe du bâtiment est constituée de caissons verre-acier dans lesquels est coulée de la paraffine .
Non seulement sa couleur et sa texture douce nous rappelle le blanc chaulé des médinas mais ce matériau donne aussi une identité nocturne à la maison qui sera perçue comme une masse opalescente flottant dans la nuit. Il nous a semblé important de montrer qu'un bâtiment vit aussi la nuit et peut offrir d'autres perceptions, d'autres transparences.
C'est un projet simple au niveau de la répartition des espaces, qui offre de multiples angles de vue, transparences, translucidités, ouvertures, il montre une architecture qui n'est pas "compliquée" dans sa forme mais complexe dans son vécu, dans les expériences architecturales qu'elle suscite. Nous avons essayé de nous situer à la frontière de l'architecture et de la sculpture pour ce bâtiment qui doit éveiller chez le passant ou l'utilisateur une "envie d'architecture".
Le bâtiment principal sera perçu comme une masse translucide, de forme simple, flottant, en équilibre instable sur une nappe minérale organique qui est la couverture de la salle de conférences. Cette "nappe" blanche est hérissée de tiges (chandelles d'eucalyptus peintes en blanc) dont la hauteur se confond avec la sous face du bâtiment supérieur, donnant l'illusion qu'il est soutenu sur ce réseau.
La maison développe aussi un côté ludique qui se traduit par quelques touches de couleurs dans certaines pièces , que l'on retrouve dans les ateliers pour enfants disséminés dans le jardin comme des morceaux de puzzle que l'on aurait ôté de la maison et qu'il faudrait rassembler.
Le jardin sera traité dans un esprit de land art, mariant le minéral et le végétal, il fera partie intégrante de l'architecture : dés l'entrée on pourra apercevoir la forêt de tiges d'eucalyptus, par moment mur de clôture , d'autres fois repères du chemin à emprunter ou encore utilisés comme paravents sur le pourtour du patio.

ORGANISATION SPATIALE

Du point de vue de l'organisation, tous les espaces s'articulent autour d'un patio planté et agrémenté d'un bassin, par une coursive périphérique, sur le modèle de la maison traditionnelle marocaine. Seule la salle de conférences se déploie dans une forme organique qui vient se lover sous la masse principale (elle est de ce fait semi-enterrée ).
L'entrée dans la maison se fait en passant sous sa masse opalescente (en surplomb à deux mètres du sol ), la place minérale faisant rampe jusqu'à l'accueil , en transitant par le patio. La maison se dévoile peu à peu au cours de cette promenade architecturale et, comme la maison traditionnelle ne livre ses secrets qu'à partir du patio. Depuis l'accueil, un escalier (et un ascenseur) permettent d'accéder directement à la salle de conférences.

PRINCIPES BIOCLIMATIQUES

Le bâtiment se veut en grande partie écologique : tout d'abord son enveloppe extérieure est constituée de caissons (cadre acier, faces en verre 6 mm) emplis de cire industrielle (paraffine type bougie). La cire est un matériau à changement de phase, qui a la particularité d' emmagasiner les calories puis de les restituer sur une plage de température correspondant au confort humain (de 16 à 23° ). Un "voile" de 15 cm de paraffine aura les mêmes propriétés thermiques qu'un mur de 70 cm de Terre. La paraffine est très peu couteuse, elle est légère et offre de surcroit un aspect laiteux énigmatique et une translucidité naturelle. Une partie des caissons sera fixe et l'autre partie mobile (volets type accordéon). Lorsque les volets seront tous fermés, la maison offrira la vision d'une masse blanche parfaitement homogène, légèrement translucide.
Un autre procédé est la récupération de l'eau de pluie pour l'arrosage du jardin et l'alimentation du bassin d'agrément dans le patio, dans une citerne en rez- de- chaussée. Le jardin étant très minéral, cette collecte devrait permettre une autonomie concernant l'arrosage.
L'eau chaude sera produite par le biais de capteurs solaires type collecteurs plans qui alimenteront les sanitaires et la cuisine; ils seront positionnés sur le toit, inclinés à 38° par rapport à l'horizontale, orientés au sud.
Nous avons repris le grand principe bioclimatique propre à tous les pays chauds qui est le patio central au centre duquel est placé un grand bassin et de la végétation pour maintenir l'humidité. Le bassin apportera la fraicheur nécessaire en été.
Des puits canadiens assureront le renouvellement de l'air( l'air neuf transite par un conduit enterré, la température sous terre (moins deux métres )subissant moins de variations durant l'année qu'en surface).

STRUCTURE ET MATERIAUX

L'ensemble de la structure est basé sur le principe poteaux-poutres en béton, planchers en dalles béton, cloisonnement intérieur en briques. Les matériaux de finitions reprendront des techniques marocaines : les enduits verticaux seront en Tadelakt (blanc en général, quelques pièces seront colorées), tandis que les sols seront enduits de dess (enduit à la chaux de Marrakech avec un ajout de ciment blanc sur un treillis soudé). Ces deux techniques permettent une remarquable homogénéité dans l'environnement intérieur, offrant des surfaces à la fois chaleureuses, luxueuses, et simples d'entretien (et d'une longévité inédite). Concernant l'enveloppe extérieure, se reporter à sa description au paragraphe "principes bioclimatiques".

COUTS

La simplicité de la structure et le choix de matériaux de finitions locaux autorisent un édifice à budget relativement réduit. Un léger surcoût est à prévoir concernant les équipements écologiques. L'enveloppe extérieure, de par l'utilisation du verre (la paraffine est très peu coûteuse) sera l'élément le plus onéreux du projet, mais sera compensé par les autres lots (les finitions en particuliers).



Source : archi-mag.com

 
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